Prêt à deux : comment répartir l’assurance
Quand on emprunte à deux, une question décide de votre vraie protection : qui est assuré, et à quelle hauteur ? C’est la quotité. La répartir à 100 % sur chaque tête ou la partager change tout le jour où l’un des deux disparaît. Voici comment choisir, sans se tromper sur ce qui compte.
Information générale. Cette page ne constitue ni une offre ni un conseil personnalisé, et aucune économie n’est garantie. Yann Nachtrieb, courtier en assurance (COA) et conseiller en investissements financiers (CIF), ORIAS n° 26009903.
La quotité, en deux mots
La quotité, c’est la part du prêt assurée sur chaque emprunteur. La seule règle de la banque : le total des quotités doit atteindre au moins 100 % du prêt. À deux, vous pouvez donc répartir de bien des façons, mais deux schémas reviennent sans cesse : 100 % sur chaque tête (soit 200 % au total), ou 50 % sur chacun (100 % au total).
Ce choix n’est pas qu’une question de prix. Il décide de ce qu’il reste à payer au survivant.
Ce qui se passe au décès de l’un
Prenons un couple assuré 50/50. Si l’un décède, l’assurance rembourse la moitié du capital restant dû. L’autre doit continuer à payer l’autre moitié, seul. Avec une couverture 100/100, l’assurance solde la totalité du capital au décès de l’un comme de l’autre : le survivant n’a plus rien à rembourser, et conserve le logement libre de dette.
C’est pourquoi le 100/100 est souvent conseillé, surtout avec des enfants ou des revenus inégaux. Le surcoût par rapport au 50/50 est en général plus modéré qu’on ne l’imagine, pour une protection sans comparaison.
100/100 ou 50/50
| Critère | 100 % sur chacun | 50 % sur chacun |
|---|---|---|
| Total assuré | 200 % | 100 % |
| Au décès de l’un | Capital soldé en entier | Moitié restant à payer |
| Protection du survivant | Maximale | Partielle |
| Coût | Plus élevé | Moins élevé |
Comparaison générale et indicative. Le bon choix dépend de votre situation (enfants, écart de revenus, patrimoine). Aucune économie n’est garantie.
Ajuster selon les revenus
Entre ces deux extrêmes, on peut moduler : par exemple 70 % sur celui qui apporte l’essentiel des revenus et 30 % sur l’autre, pour protéger surtout la tête dont la disparition déséquilibrerait le budget. L’idée est de coller la couverture à votre réalité, pas de recopier un schéma par défaut. Et comme pour tout contrat d’assurance de prêt, la répartition se compare et se change via la loi Lemoine.
C’est une décision qui mérite deux minutes de réflexion à deux, et un regard extérieur. C’est exactement ce qu’on cale ensemble.
Questions fréquentes
Faut-il forcément s’assurer à 100 % chacun ?
Non, la banque exige seulement 100 % au total. Mais le 100/100 protège bien mieux le survivant, car il solde tout le prêt au décès de l’un. C’est souvent le choix recommandé, pour un surcoût modéré.
Le 50/50 est-il dangereux ?
Pas dangereux, mais moins protecteur : au décès de l’un, l’autre garde la moitié du prêt à rembourser seul. À peser selon vos revenus, votre épargne et vos charges de famille.
Peut-on changer la répartition en cours de prêt ?
On peut changer de contrat à tout moment via la loi Lemoine, en respectant l’équivalence des garanties exigées par la banque. C’est l’occasion de revoir aussi la répartition de la quotité.
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