La quotité d’assurance emprunteur.
La quotité est la part du capital assurée sur chaque emprunteur. Bien la répartir, c’est trouver l’équilibre entre le niveau de protection et le coût. Voici le principe, et des exemples chiffrés en couple.
Information généraleYann Nachtrieb est conseiller en investissements financiers, ORIAS n° 26009903, vérifiable sur orias.fr. L’accompagnement en assurance emprunteur relève de son activité de courtier en assurance, couverte par cette même immatriculation ORIAS. Cette page ne constitue ni une offre, ni un conseil personnalisé.
C’est quoi, la quotité ?
La quotité est le pourcentage du capital emprunté couvert sur la tête de chaque assuré. Si un sinistre survient, l’assureur rembourse à la banque la part correspondant à la quotité de la personne concernée. Sur l’ensemble du prêt, la somme des quotités doit atteindre au moins 100 %. La banque exige ce minimum ; elle peut accepter davantage, jusqu’à 200 % en couple.
Seul, la question ne se pose pas : vous êtes assuré à 100 %. En couple, c’est une vraie décision, car elle pèse sur la protection comme sur le prix.
Comment répartir la quotité en couple ?
Trois logiques se présentent. À chacune son niveau de protection, et son coût.
| Répartition | Total assuré | Si un emprunteur décède | Coût relatif |
|---|---|---|---|
| 50 % / 50 % | 100 % | L’assurance solde 100 000 €, il reste 100 000 € à rembourser | Le plus économique |
| 70 % / 30 % | 100 % | 140 000 € ou 60 000 € soldés, selon l’assuré concerné | Intermédiaire, à caler sur les revenus |
| 100 % / 100 % | 200 % | L’assurance solde la totalité des 200 000 € | Le plus protecteur, le plus cher |
Exemples indicatifs. Le bon choix dépend de la part de chacun dans les revenus du foyer et de ce que vous voulez garantir au survivant.
En clair : une couverture à 100 % sur chaque tête protège le mieux, car au décès de l’un, le prêt est soldé et le conjoint n’a plus de mensualité. C’est aussi la plus coûteuse. Une clé calée sur les revenus, par exemple 70 % sur celui qui gagne le plus, protège davantage le foyer là où la perte serait la plus lourde, pour un coût mesuré.
Sur quoi faire reposer le choix ?
Trois repères simples aident à décider :
- La part dans les revenus. Si l’un apporte l’essentiel des ressources, mieux vaut l’assurer à une quotité élevée : c’est sa disparition qui déséquilibrerait le remboursement.
- Le reste à vivre du survivant. Demandez-vous ce qu’il resterait à payer, et si le conjoint pourrait l’assumer seul.
- Le budget. Passer de 100 % à 200 % de couverture augmente la cotisation. L’écart se compare à la tranquillité gagnée.
La quotité se décide à la souscription, mais elle peut aussi être revue lors d’un changement d’assurance. C’est l’occasion de l’ajuster à votre situation d’aujourd’hui.
Questions fréquentes
La quotité peut-elle dépasser 100 % ?
Oui, en couple. La somme des quotités doit atteindre au moins 100 %, et peut aller jusqu’à 200 % si chaque emprunteur est assuré à 100 %. C’est la couverture la plus protectrice, et la plus chère.
Quelle quotité choisir quand un seul conjoint travaille ?
Il est souvent cohérent d’assurer à une quotité élevée la personne qui porte les revenus, car c’est sa disparition qui mettrait le remboursement en difficulté. Le choix final dépend de votre situation précise.
Peut-on modifier la quotité en cours de prêt ?
La quotité se fixe à la souscription, mais un changement d’assurance avec la loi Lemoine permet de revoir la répartition. Voir le guide sur changer d’assurance emprunteur.
Une quotité plus élevée coûte-t-elle plus cher ?
Oui. Plus la part assurée est grande, plus la cotisation est élevée. Passer de 100 % à 200 % de couverture totale sur un couple augmente sensiblement le prix, pour une protection plus forte.
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