À propos

Je n'ai pas commencé dans la finance.

Portrait de Yann Nachtrieb

Sept chapitres, pour tout dire, sans en faire dix fois plus long que nécessaire.

I

Le camion

Douze ans sur la route. En Europe d'abord, puis entre le Canada et la côte ouest des États-Unis.

J'ai commencé parce que c'était le métier de mon père, et le seul que je connaissais vraiment. La facilité, pas la vocation.

Je détestais ça. Les nuits seul, les kilomètres qui ne racontent rien, le corps qui encaisse. Mais je tenais, parce qu'il fallait faire vivre ma famille et que je ne savais pas encore faire autrement.

Ce métier m'a appris une chose que personne ne m'a jamais reprise depuis : travailler beaucoup, tenir quand ça ne va pas, et ne jamais confondre ce qu'on aime avec ce qu'on est capable d'endurer.

II

La belle voiture

Après le camion, j'ai voulu monter quelque chose à moi. L'idée : dénicher des voitures d'exception au Canada, les faire traverser l'Atlantique, les revendre en Europe.

Je l'ai lancée seul, au pire moment possible. La guerre en Ukraine venait de commencer, le prix de l'essence s'est envolé, et avec lui tout ce qui faisait tenir mon calcul.

Ça n'a pas marché. Un échec qui m'a tout pris, et qui m'a appris, cash, ce que personne n'enseigne à l'école : ce qu'on ne comprend pas finit toujours par se payer.

J'ai arrêté. Mais ce que je voulais vraiment faire, je venais de le trouver au passage. Ce n'était pas les voitures. C'était l'argent.

III

Le virage

J'ai vendu une voiture à un directeur des ventes d'Industrielle Alliance, un des grands assureurs canadiens. Il m'a regardé négocier et m'a lancé, presque en passant : « Toi, tu devrais faire de la finance. »

Je l'ai pris au sérieux. Un an chez Industrielle Alliance, à apprendre le métier de l'intérieur. Puis je suis parti à mon compte et j'ai fondé mon propre cabinet de courtage, indépendant, au Québec : Polaris.

Ce nom, je le retrouve aujourd'hui dans Maison Polaris. Une structure différente : en France, j'exerce comme Conseiller en Investissements Financiers, mandataire du réseau INOVEA, pas en indépendant. Mais l'exigence de construire seul quelque chose qui tient, elle, m'est restée.

IV

Inc.assable

Pendant mes années de conseiller au Québec, j'ai écrit un livre : Inc.assable.

Le titre est un clin d'œil. Inc., pour l'entreprise. Incassable, pour ce qu'on peut construire avec, quand on s'y prend bien.

Je m'étais inspiré de Nelson Nash, l'inventeur de l'infinite banking, mais je voulais l'adapter aux entrepreneurs : comment arrêter de donner la moitié de ce qu'on gagne à l'impôt, et faire de sa société un vrai levier personnel plutôt qu'un simple centre de coûts.

Les mécanismes précis que je décris dans ce livre relèvent du droit fiscal québécois. Ils ne s'appliquent pas tels quels en France, et je ne les utilise pas avec mes clients français. Ce qui m'est resté, c'est une conviction plus générale, sans lien avec ces mécanismes précis : une entreprise qui tourne ne devrait jamais laisser son dirigeant pauvre à titre personnel.

V

Les clients

Depuis, j'accompagne des solopreneurs et des entrepreneurs. Plusieurs dizaines chaque année. Rémy, dont je raconte l'histoire dans le Diagnostic patrimonial, en fait partie.

Ce qui revient le plus souvent, ce n'est pas mon expertise technique. C'est que mes clients disent comprendre ce que je leur explique, du premier coup, sans reformulation.

Je n'arrive jamais avec un produit à placer. J'arrive avec des questions sur ce qui ne va pas, ou ce qui pourrait aller mieux. La réponse vient après, et elle change à chaque fois.

VI

Aujourd'hui, Limoges

J'ai grandi à Limoges. Après huit ans au Canada, j'y suis rentré, avec ma famille.

Aujourd'hui, je suis le type qui s'occupe des finances des solopreneurs, pour qu'ils arrêtent de tout donner aux impôts, et que leur famille puisse en profiter après eux.

Ce n'est pas plus compliqué que ça. Et c'est déjà beaucoup.

Yann Nachtrieb dans son bureau

En dehors du bureau

Il y a la moto, de préférence sur une route que je ne connais pas encore. Le vin, que j'ai appris à vraiment apprécier avec les années. Et un rêve sans urgence : un château, un vignoble, produire le mien.

Il y a aussi ce tatouage sur mon bras : Wolf. Un ami me l'a fait remarquer un jour : le loup ne vit jamais seul, il vit en meute, pour les siens. C'est de cette idée qu'est né le nom de ma newsletter, L'Architecte Patrimonial : construire, pour sa meute, quelque chose qui tient.

C'est à peu près tout ce que raconte ce site, en plus court.

La suite

On en parle vingt minutes ?

Réserver un premier échange