Le contrat d'assurance-vie peut comporter jusqu'à quatre types de frais, dont le poids respectif varie fortement d'un contrat à l'autre.
- Les frais sur versement (ou frais d'entrée) sont prélevés au moment où vous alimentez le contrat. Ils peuvent aller jusqu'à plusieurs points de pourcentage selon les contrats, mais sont aujourd'hui négociables ou nuls sur une partie du marché, notamment sur les contrats distribués en ligne.
- Les frais de gestion sont prélevés chaque année sur l'encours, que le contrat progresse ou non. Sur un contrat investi en unités de compte, ils se superposent en réalité à une seconde couche de frais, interne aux fonds eux-mêmes et rarement mise en avant. Selon France Assureurs, la fédération professionnelle du secteur (données 2025, publiées le 6 mai 2026), un contrat en unités de compte supporte en moyenne 0,88 % de frais prélevés au niveau du contrat, auxquels s'ajoutent 1,60 % de frais récurrents à l'intérieur même des fonds en UC (les frais de gestion du fonds), non affichés sur le relevé annuel du contrat. Soit près de 2,5 % de frais cumulés par an, avant même de compter les frais d'entrée ou d'arbitrage.
- Les frais d'arbitrage s'appliquent lorsque vous réorientez l'épargne d'un support vers un autre à l'intérieur du même contrat.
- Les frais de mandat concernent les contrats en gestion pilotée ou sous mandat : ils rémunèrent la délégation de la gestion à un tiers et s'ajoutent aux frais de gestion du contrat.
Ces frais figurent dans le document d'informations clés (DIC) et dans les conditions générales du contrat, mais ils sont rarement présentés de façon consolidée. Or c'est cette addition, année après année, y compris la part logée dans les fonds eux-mêmes, qui détermine ce que le contrat rapporte net.