La transmission d'entreprise recouvre l'ensemble des opérations qui permettent de transférer la propriété, et généralement la direction, d'une société à un nouveau titulaire. Contrairement à une cession ponctuelle et isolée, elle s'inscrit le plus souvent dans une démarche progressive qui touche à la fois le droit des sociétés, la fiscalité et l'organisation patrimoniale du dirigeant.
Le sujet concerne un nombre croissant de dirigeants en France. Selon la Direction générale des Entreprises (DGE, ministère de l'Économie, 4 juin 2025, données mises à jour le 17 octobre 2025), 500 000 dirigeants d'entreprise seraient susceptibles de partir à la retraite au cours de la décennie 2020, un mouvement qui concernerait directement 3 millions d'emplois salariés. Les secteurs de l'enseignement, de la santé, des services aux entreprises et du commerce comptent parmi les plus touchés par cette vague de départs.
Pour un indépendant en société, la question se pose différemment selon la structure juridique retenue :
- SASU : la transmission passe par la cession des actions détenues par l'associé unique.
- EURL : elle se traduit par la cession des parts sociales de l'associé unique.
- SCI : elle concerne la cession ou la donation des parts sociales entre associés ou vers un tiers.
Dans les trois cas, l'opération engage à la fois le patrimoine professionnel logé dans la société, sa valeur, sa trésorerie, ses actifs, et le patrimoine personnel du dirigeant, qui reçoit le produit de la cession ou organise une donation. C'est cette articulation entre les deux patrimoines qui rend la préparation utile bien avant que la décision ne soit prise.