La cession de titres est une vente au sens classique : vous transférez la propriété de vos parts ou actions à un acquéreur, personne physique ou morale, contre un prix payé en numéraire. La plus-value réalisée, différence entre le prix de vente et le prix ou la valeur d'acquisition des titres, est imposable au titre de l'année de la cession. Depuis le 1er janvier 2026, cette plus-value relève en principe du prélèvement forfaitaire unique (flat tax) au taux de 31,4 %, sauf option pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu lorsque celui-ci s'avère plus favorable.
L'apport de titres suit une autre logique. Vous ne vendez pas vos titres contre de l'argent : vous les apportez à une société, le plus souvent une holding soumise à l'impôt sur les sociétés que vous contrôlez, en échange de titres de cette holding. Juridiquement, il s'agit d'un échange de titres contre titres, et non d'une vente contre numéraire. C'est cette différence de nature qui ouvre la porte, sous conditions, à un traitement fiscal différent : le report d'imposition.