Au décès du dirigeant, la société ne s'arrête pas juridiquement : elle continue d'exister en tant que personne morale distincte. Ce qui change de mains, ce sont les titres, actions de SASU, parts d'EURL ou de SCI, qui entrent dans la succession et reviennent aux héritiers, en indivision dans un premier temps.
Le point souvent sous-estimé se situe ailleurs : posséder des parts ne signifie pas pouvoir faire fonctionner l'entreprise. Si les statuts ne prévoient pas de clause de continuation ou de désignation rapide d'un nouveau dirigeant, la gestion opérationnelle peut se retrouver bloquée le temps que les héritiers s'organisent, engagent un notaire, et décident collectivement de poursuivre, céder ou liquider l'activité. Pour une SCI, cela peut suspendre des décisions courantes comme le renouvellement d'un bail ou une vente immobilière déjà engagée.
Ce délai, qui se compte en mois plutôt qu'en semaines, n'est pas en soi le problème pour la famille : le problème est ce qu'il implique pour la trésorerie disponible pendant cette période, traité dans la section suivante.