En SASU, le président a le statut d'assimilé salarié. Il peut se verser un salaire, soumis au régime général de la sécurité sociale, ou percevoir des dividendes, prélevés sur les bénéfices que la société a déjà soumis à l'impôt sur les sociétés (IS). Ces deux flux ne sont pas taxés de la même manière et n'ouvrent pas les mêmes droits.
- Le salaire est une charge déductible du résultat de la société, donc il réduit l'IS à payer. En contrepartie, il supporte des cotisations sociales (maladie, retraite, prévoyance, chômage sous conditions) qui représentent une part significative du coût total, nettement plus élevée, proportionnellement, que sur les dividendes.
- Les dividendes sont versés après que la société a payé son IS sur le bénéfice, au taux de 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice puis 25 % au-delà (taux inchangé pour l'exercice 2026, Code général des impôts art. 219 I b, impots.gouv.fr). Ils sont ensuite imposés chez le dirigeant, en principe via la flat tax (prélèvement forfaitaire unique), dont le taux est passé de 30 % à 31,4 % depuis le 1er janvier 2026, sous l'effet d'une hausse de 1,4 point de la CSG actée par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, adoptée le 16 décembre 2025 (Service-Public.fr). Concrètement, sur la base de ce taux légal, cela représente 314 € prélevés pour 1 000 € de dividendes perçus, contre 300 € auparavant (calcul réalisé sur la base du taux légal, LFSS 2026).
Le choix entre les deux n'est donc pas seulement une question de montant net perçu : il engage aussi la couverture sociale du dirigeant et la structure de charges de la société.