En SASU, le président a le statut d'assimilé salarié. Il peut se verser un salaire, soumis au régime général de la sécurité sociale, ou percevoir des dividendes, prélevés sur les bénéfices que la société a déjà soumis à l'impôt sur les sociétés (IS). Ces deux flux ne sont pas taxés de la même manière et n'ouvrent pas les mêmes droits.
- Le salaire est une charge déductible du résultat de la société, donc il réduit l'IS à payer. En contrepartie, il supporte des cotisations sociales (maladie, retraite, prévoyance, chômage sous conditions) qui représentent une part significative du coût total, nettement plus élevée, proportionnellement, que sur les dividendes.
- Les dividendes sont versés après que la société a payé son IS sur le bénéfice, au taux de 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice puis 25 % au-delà, selon le barème en vigueur. Ils sont ensuite imposés chez le dirigeant, en principe via la flat tax, qui s'élève à 31,4 % depuis le 1er janvier 2026.
Le choix entre les deux n'est donc pas seulement une question de montant net perçu : il engage aussi la couverture sociale du dirigeant et la structure de charges de la société.