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Flat tax 2026 sur les dividendes : PFU à 31,4 % ou barème, le comparatif

Depuis le 1er janvier 2026, la flat tax sur les dividendes est passée de 30 % à 31,4 %. Du coup, la vieille question revient : PFU ou option pour le barème ? La réponse tient dans un tableau. Pour 10 000 € de dividendes, voici ce que chaque voie prélève selon votre tranche marginale d'imposition, abattement de 40 % et CSG déductible compris. Et la tranche exacte à partir de laquelle le PFU reprend la main. Chiffres vérifiés le 5 août 2026.

31,4 % : le taux du PFU sur les dividendes depuis le 1er janvier 2026 (12,8 % d'impôt + 18,6 % de prélèvements sociaux, après la hausse de la CSG). Le barème reste gagnant pour les tranches à 0 % et 11 % ; le PFU l'emporte dès la tranche à 30 %.

Source : loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, adoptée le 16 décembre 2025 ; barème IR 2026, loi de finances promulguée le 19 février 2026

Qu'est-ce qui a changé au 1er janvier 2026 ?

La CSG sur les revenus du capital a augmenté de 1,4 point, portant les prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 %. Le PFU (prélèvement forfaitaire unique, la « flat tax ») passe donc mécaniquement de 30 % à 31,4 % : 12,8 % d'impôt sur le revenu, inchangés, plus 18,6 % de prélèvements sociaux. La mesure vient de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, adoptée le 16 décembre 2025.

Point important pour la suite : la hausse de la CSG ne change pas sa fraction déductible, qui reste fixée à 6,8 points. Et les prélèvements sociaux de 18,6 % s'appliquent dans tous les cas, PFU ou barème. Le seul étage sur lequel vous avez la main, c'est l'impôt sur le revenu : 12,8 % forfaitaires sur le brut, ou votre tranche marginale sur une assiette réduite de 40 %.

Le tableau : 10 000 € de dividendes, PFU contre barème

Les hypothèses, posées avant les chiffres : 10 000 € de dividendes bruts versés en 2026 ; au barème, abattement de 40 % et CSG déductible de 6,8 points (imputée ici la même année pour simplifier, alors qu'elle joue en pratique sur la déclaration suivante) ; prélèvements sociaux de 18,6 % dans les deux cas ; pas de contribution sur les hauts revenus. Montants arrondis à la dizaine d'euros. C'est un exemple générique à visée pédagogique, pas une simulation personnalisée.

En PFU, le total prélevé est identique quelle que soit votre tranche : 3 140 €, soit 6 860 € nets dans votre poche. La colonne de droite montre ce que le barème prélève selon votre tranche marginale (TMI).

Votre TMI Prélevé · PFU 31,4 % Prélevé · barème Reste net · barème Option gagnante
0 %3 140 €1 860 €8 140 €Barème, + 1 280 €
11 %3 140 €2 450 €7 550 €Barème, + 690 €
30 %3 140 €3 460 €6 540 €PFU, + 320 €
41 %3 140 €4 040 €5 960 €PFU, + 900 €

Rappel : en PFU, il reste 6 860 € nets quelle que soit la tranche. Montants arrondis à la dizaine. Sources : LFSS 2026 (adoptée le 16 décembre 2025), PFU à 31,4 % au 1er janvier 2026 ; loi de finances 2026 (promulguée le 19 février 2026), barème IR ; CSG déductible maintenue à 6,8 points. Vérifié le 5 août 2026.

Reste net sur 10 000 € de dividendes selon l'option (hypothèses 2026)

Barème · TMI 0 % 8 140 €
Barème · TMI 11 % 7 550 €
PFU · toutes TMI 6 860 €
Barème · TMI 30 % 6 540 €
Barème · TMI 41 % 5 960 €

À partir de quelle tranche le PFU gagne-t-il ?

À partir de la tranche à 30 %. Le point de bascule théorique se situe autour d'une tranche marginale de 24 % : en dessous, l'abattement de 40 % et la CSG déductible font gagner le barème ; au-dessus, le taux forfaitaire de 12,8 % devient imbattable. Comme le barème 2026 saute directement de 11 % à 30 % (la tranche à 11 % s'arrête à 29 315 € de revenu imposable par part), la frontière est nette : TMI 0 ou 11 %, barème ; TMI 30 % et au-delà, PFU.

Attention au piège du milieu : si vos dividendes vous font justement passer de la tranche à 11 % à celle à 30 %, une partie sera taxée à 11 % et le reste à 30 %. Dans ce cas, seul un calcul complet tranche, et l'écart peut se jouer à quelques dizaines d'euros. C'est aussi là que le montant des dividendes distribués redevient une variable de pilotage, pas une donnée subie.

Comment opter pour le barème, et les pièges à connaître ?

L'option se coche au moment de la déclaration de revenus : case 2OP. Rien à faire en cours d'année, la société prélève de toute façon le forfait à la source ; l'administration régularise ensuite. Trois pièges classiques. Un : l'option est globale, elle s'applique à tous vos revenus de capitaux mobiliers et plus-values de l'année, y compris celles qui perdraient à être barémisées. Deux : la CSG déductible de 6,8 points s'impute sur le revenu global de l'année suivante ; si vous n'avez pas de revenus imposables cette année-là, l'avantage se perd. Trois : le barème augmente votre revenu fiscal de référence, ce qui peut jouer sur d'autres seuils.

La bonne pratique : refaire le calcul chaque printemps, avec les chiffres réels de l'année, avant de cocher ou non la case. Dix minutes qui se comptent parfois en centaines d'euros, dans un sens comme dans l'autre.

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En résumé

Les questions qu'on nous pose le plus.

Quel est le taux de la flat tax sur les dividendes en 2026 ?

31,4 % depuis le 1er janvier 2026 : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, après la hausse de la CSG votée dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (adoptée le 16 décembre 2025). Le taux global était de 30 % jusqu'au 31 décembre 2025.

Quand le barème est-il plus intéressant que le PFU ?

Dans notre exemple de 10 000 € de dividendes, le barème gagne pour les tranches marginales à 0 % et 11 %, grâce à l'abattement de 40 % et à la CSG déductible de 6,8 points. Le PFU redevient gagnant à partir de la tranche à 30 %. Le point de bascule théorique se situe autour d'une tranche marginale de 24 %, qui n'existe pas dans le barème : la frontière passe donc entre 11 % et 30 %.

L'option pour le barème est-elle globale ?

Oui. L'option s'exerce en cochant la case 2OP de la déclaration de revenus, et elle s'applique à l'ensemble des revenus de capitaux mobiliers et plus-values de cession de l'année : dividendes, intérêts, plus-values sur titres. On ne peut pas choisir le barème pour ses dividendes et garder le PFU pour ses intérêts. Le calcul se fait donc sur la globalité, pas ligne par ligne.

L'abattement de 40 % s'applique-t-il aussi avec le PFU ?

Non. L'abattement de 40 % sur les dividendes est réservé à l'option pour le barème progressif. Avec le PFU, l'impôt de 12,8 % se calcule sur le montant brut des dividendes, sans abattement, et la CSG n'est pas déductible. C'est tout l'enjeu du comparatif : le PFU offre un taux fixe, le barème offre une assiette réduite.

Pour aller plus loin
Salaire ou dividendes en SASU : comment trancher chaque année → 100 000 € de CA en SASU : combien il vous reste, ligne par ligne → Où placer la trésorerie d'entreprise sans la sortir de votre société →
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