Une cession directe de titres est une vente classique : le dirigeant cède personnellement ses parts ou actions à un tiers, encaisse le prix, et la plus-value est taxée l'année de la vente selon le régime des plus-values mobilières. Le taux forfaitaire global (prélèvement forfaitaire unique, prélèvements sociaux compris) s'élève à 31,4 % depuis le 1er janvier 2026, contre 30 % auparavant, la hausse de 1,4 point résultant du relèvement des prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 % (loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026).
L'apport, lui, n'est pas une vente à un tiers. Le dirigeant transfère ses titres à une société qu'il contrôle, la holding, en échange de titres de cette holding. Il n'y a pas de sortie de capitaux vers un acquéreur externe à ce stade : c'est un échange interne au patrimoine du dirigeant. C'est cette différence de nature, entre apport et cession, qui ouvre la porte au report d'imposition prévu à l'article 150-0 B ter, à condition que la holding bénéficiaire soit contrôlée par l'apporteur.