La procédure suit la même trame quel que soit le moment du prêt, crédit immobilier personnel ou prêt contracté au nom d'une société.
- Récupérer la fiche standardisée d'information (FSI) du contrat en cours, qui liste les garanties exigées par la banque pour ce prêt.
- Comparer les garanties avant le tarif, en vérifiant la couverture des mêmes risques : décès, perte totale et irréversible d'autonomie, invalidité permanente, incapacité temporaire de travail.
- Souscrire le nouveau contrat, généralement sous condition suspensive d'acceptation par la banque.
- Adresser la demande de résiliation de l'ancien contrat par lettre recommandée ou tout support durable, accompagnée du nouveau contrat et du tableau d'équivalence.
- Attendre la réponse du prêteur, qui dispose de dix jours ouvrés pour accepter ou opposer un refus motivé par écrit.
Selon le bilan du Comité consultatif du secteur financier (CCSF, adossé à la Banque de France), les banques françaises ont enregistré 496 654 demandes de substitution d'assurance emprunteur en 2024, avec un taux d'acceptation de 93,91 % (données portant sur l'année 2024, publiées dans l'avis du CCSF en 2026). Ce volume a plus que doublé par rapport à 2021, où 198 530 demandes avaient été recensées, signe que la démarche s'est largement banalisée depuis l'entrée en vigueur de la loi Lemoine.
Un refus non motivé, ou une absence de réponse dans ce délai, peut être signalé au service réclamation de la banque puis, si nécessaire, au médiateur de l'assurance.