Le contrat d'assurance emprunteur prévoit un mode de calcul des indemnités en cas d'arrêt de travail, d'invalidité ou d'incapacité. Deux logiques coexistent sur le marché.
- La garantie forfaitaire verse un montant fixe, défini à la souscription (souvent un pourcentage du revenu déclaré à l'époque), quelle que soit l'évolution réelle des revenus de l'assuré pendant l'arrêt.
- La garantie indemnitaire ne compense que la perte de revenu effectivement constatée. L'assureur compare le revenu perçu pendant l'incapacité (salaire partiel, indemnités journalières de la Sécurité sociale, dividendes éventuels) au revenu de référence antérieur, et ne verse que la différence, dans la limite du plafond contractuel.
Pour un salarié dont le revenu de référence est stable et bien documenté par une fiche de paie, l'écart entre les deux mécanismes reste souvent modéré. Pour un dirigeant dont la rémunération varie d'une année sur l'autre, cet écart peut devenir la variable la plus déterminante du contrat, bien avant le taux de cotisation affiché.