Détenir un bien en nom propre signifie que vous en êtes directement propriétaire : achat, revente, location, tout se fait en votre nom, sans structure intermédiaire. C'est le régime par défaut, le plus simple à mettre en place et à comprendre.
La SCI crée une personne morale distincte de vous. Ce n'est plus vous qui détenez le bien, mais la société, dont vous détenez des parts sociales. Cette différence a des conséquences concrètes :
- Gouvernance : les statuts définissent qui décide, comment, et à quelle majorité, plutôt que de s'en remettre aux règles par défaut du droit commun.
- Transmission : on transmet des parts sociales, potentiellement fractionnables et transmissibles progressivement, plutôt qu'une quote-part indivise du bien lui-même.
- Fiscalité : une SCI est soumise par défaut à l'impôt sur le revenu (transparence fiscale), mais peut opter pour l'impôt sur les sociétés. Ce choix, une fois fait, est en général difficile à défaire.
- Formalisme : statuts, assemblées générales, tenue de comptes, et comptabilité complète en cas d'option pour l'IS. Ce formalisme a un coût, en temps et en honoraires.
Pour un consultant en SASU ou une gérante d'EURL qui envisage un achat immobilier, la question n'est donc pas de savoir si la SCI est « mieux », mais ce que sa situation exige réellement en termes de gouvernance et de transmission.