La rentabilité nette intègre les charges réelles de détention du bien : taxe foncière, charges de copropriété non récupérables, assurance propriétaire non occupant, frais de gestion locative, provision pour travaux et vacance locative. La formule devient : ((loyers annuels - charges annuelles) / prix d'achat total) x 100.
La taxe foncière pèse souvent plus lourd qu'anticipé au moment de l'achat. Selon la DGFiP (Direction générale des Finances publiques, bulletin DGFiP Statistiques n°46, données 2025 publiées en mai 2026), la taxe foncière moyenne payée par un propriétaire particulier en France s'est élevée à 1 117 euros en 2025, en hausse de 2,8 % par rapport à 2024. Ce montant varie fortement selon la commune et la valeur locative du bien, mais il doit être intégré dans la simulation de rentabilité nette dès la phase d'étude, et non découvert au premier avis d'imposition.
La rentabilité nette-nette, parfois appelée rentabilité nette de fiscalité, va plus loin : elle déduit l'impôt et les prélèvements sociaux calculés selon le régime retenu (location nue au réel ou au micro-foncier, location meublée en LMNP, détention via une SCI à l'IS...). C'est ce chiffre qui permet de comparer un investissement locatif à un autre placement, car il reflète ce qui reste réellement disponible après impôt.
Exemple chiffré, à titre purement illustratif, sans lien avec une situation réelle : pour un bien de 200 000 € générant 10 000 € de loyers annuels bruts (rentabilité brute de 5 %), une fois déduits 2 500 € de charges annuelles dont la taxe foncière, la rentabilité nette tombe à 3,75 %. La fiscalité applicable selon la structure de détention (nom propre, SCI à l'IR, SCI à l'IS) vient ensuite modifier ce résultat net-net, ce qui illustre pourquoi deux biens affichant le même taux brut peuvent avoir des rendements nets très différents selon la structure retenue.