La rentabilité nette intègre les charges réelles de détention du bien : taxe foncière, charges de copropriété non récupérables, assurance propriétaire non occupant, frais de gestion locative, provision pour travaux et vacance locative. La formule devient : ((loyers annuels - charges annuelles) / prix d'achat total) x 100.
La rentabilité nette-nette, parfois appelée rentabilité nette de fiscalité, va plus loin : elle déduit l'impôt et les prélèvements sociaux calculés selon le régime retenu (location nue au réel ou au micro-foncier, location meublée en LMNP, détention via une SCI à l'IS...). C'est ce chiffre qui permet de comparer un investissement locatif à un autre placement, car il reflète ce qui reste réellement disponible après impôt.
Exemple générique : prenons le cas d'un consultant indépendant en SASU qui achète, via une SCI, un bien de 200 000 € générant 10 000 € de loyers annuels bruts. La rentabilité brute affiche 5 %. Après déduction de 2 500 € de charges annuelles, la rentabilité nette tombe à 3,75 %. Une fois la fiscalité de la SCI appliquée, l'écart avec le taux brut initial se creuse encore, ce qui illustre pourquoi deux biens affichant le même taux brut peuvent avoir des rendements nets très différents selon la structure retenue.