Par défaut, une SCI est soumise à l'impôt sur le revenu (IR). Elle n'est pas elle-même redevable de l'impôt : ce sont les associés qui déclarent leur quote-part de résultat, au prorata de leurs parts, dans la catégorie des revenus fonciers (ou des bénéfices industriels et commerciaux si l'activité l'exige).
Concrètement, ces revenus s'ajoutent aux autres revenus du foyer fiscal et sont imposés :
- au barème progressif de l'impôt sur le revenu, selon la tranche marginale de chaque associé (jusqu'à 45 %) ;
- aux prélèvements sociaux, actuellement à 17,2 % ;
- sans possibilité d'amortir le bien immobilier, contrairement au régime de l'IS.
Selon Service-public.fr (Entreprendre), Direction de l'information légale et administrative (page vérifiée le 17 février 2026), cette imposition directe des associés, qui peut atteindre 45 % au barème auxquels s'ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux, s'oppose au régime de l'IS où la société elle-même est taxée à 15 % puis 25 %, quel que soit le niveau de revenu personnel de chaque associé.
Les charges réelles restent déductibles (intérêts d'emprunt, travaux, taxe foncière, frais de gestion), ce qui réduit le résultat imposable et peut, dans certaines limites, créer un déficit foncier imputable sur le revenu global.