La capacité d'emprunt d'un dirigeant de SASU ou d'un gérant d'EURL ne se calcule pas sur le chiffre d'affaires de la société, mais sur la rémunération réellement versée et déclarée sur les deux ou trois derniers exercices. Une activité récente ou des revenus irréguliers réduisent mécaniquement le montant financé, quel que soit le projet visé.
Pour un achat locatif, une partie des loyers futurs peut être intégrée au calcul du taux d'endettement, généralement autour de 70 % de leur montant selon les usages bancaires actuels. Cet effet de levier ne compense toutefois pas un dossier de rémunération jugé instable : les établissements prêteurs regardent en priorité la régularité des flux, pas le potentiel locatif du bien.
Dans les deux cas, le taux d'effort reste encadré autour de 35 % des revenus, charges comprises. Cette contrainte s'applique de la même façon à un projet de résidence principale et à un projet locatif, ce qui pousse souvent à prioriser l'un avant l'autre plutôt qu'à les mener de front dès la première année d'activité.