En nom propre, vous achetez le bien directement, seul ou en indivision avec d'autres personnes : il entre dans votre patrimoine personnel, sans structure intermédiaire. En SCI, c'est la société qui devient propriétaire de l'immeuble, et vous détenez des parts sociales représentatives de votre apport.
- Nom propre : gestion simple, pas de statuts ni d'assemblée générale à tenir, mais en indivision les décisions importantes (vente, travaux lourds) requièrent en principe l'accord de tous les indivisaires.
- SCI : nécessite la rédaction de statuts, la désignation d'un gérant et la tenue d'une comptabilité, ce qui représente un formalisme et un coût de gestion supplémentaires.
- Responsabilité : dans les deux cas, les dettes liées au bien peuvent engager le patrimoine personnel des associés ou indivisaires. La SCI limite cette exposition à la quote-part de chacun dans le capital, alors que l'indivision expose chaque indivisaire de façon non plafonnée par sa part.
Ce coût de gestion se double d'un poste budgétaire souvent sous-estimé : la taxe foncière. Selon la DGFiP (bulletin « DGFiP Statistiques » n°46, « Les taxes foncières en 2025 », mai 2026), la France comptait en 2025 1 485 020 sociétés civiles immobilières redevables de la taxe foncière, en hausse de 2,9 % sur un an. Ces SCI acquittent en moyenne 4 870 € de taxe foncière par an, contre 1 117 € en moyenne pour un propriétaire particulier en nom propre, soit plus de quatre fois plus. Cet écart tient surtout à la nature des biens détenus via une SCI, souvent des immeubles de rapport ou plusieurs lots, plutôt qu'à un surcoût fiscal propre à la structure elle-même, mais il reste un montant à intégrer dans le calcul avant de constituer une société.